… c'est samedi matin, 6h08 GMT (7h08, heure de Paris).
C'est l'heure exacte du solstice d'hiver et l'heure à laquelle nous sommes toutes et tous invité-e-s très cordialement à avoir un orgasme avec tout plein de pensée positive avant, pendant et après. L'idée, c'est d'inonder le monde de pensées positives et de faire ainsi reculer la violence. Ok, c'est très new wave, mais bon, c'est une jolie cause (ou une jolie excuse), non ?
Bon, comme on est pas bégueules, ben on peut participer toute la journée.
Je vous mets en lien le site et le blog de Donna et Paul, les instigateurs de cette journée désormais annuelle de l'orgasme simultané.
À vos réveils…
À vos marques…
Prêts…
lundi 17 décembre 2007
dimanche 16 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
De la confiance en ses amis…
On m'avait dit de pas y aller, mais voilà, faut que je n'en fasse qu'à ma tête…
Alors j'y suis allé, voir La Boussole d'Or, premier tome filmé de l'excellente trilogie À la croisée des Mondes de Philip Pullman.
Bon, on va pas gloser 107 heures sur les problèmes posés par l'adaptation. Il est toujours difficile et souvent très décevant de voir son imaginaire ne pas correspondre à celui du réalisateur. Mais là n'est pas la question… Certes, j'aurais pas pris la même actrice pour jouer Lyra, certes, le voix de Iorek est pas terrible, certes, Nicole Kidman et Daniel Craig sont bien dans leurs rôles respectifs…
Quoique pour Nicole Kidman, en fait… Il est vrai que je l'imaginais en Mrs Coulter sans problème (déjà en lisant, je la voyais elle, alors…) mais bon, elle est BRUNE Mrs Coulter. Détail, me direz-vous… Certes, mais tout de même !
Non, ce qui mérite coup de gueule, c'est le scénario. Adapter ne devrait pas être tromper, mais là, l'histoire se retrouve modifiée et pas qu'un peu.
Pourquoi révéler autant de choses sur le film. L'espèce de discours du début raconte trop de choses : on apprend déjà la nature de la poussière, ce qu'est l'aléthiomètre, à quoi il sert, qui peut le lire, le Magisterium, autant de choses distillées tout au long des trois tomes : le lecteur ne l'apprenant souvent qu'en même temps que l'héroïne…
Et puis, des incohérences : pourquoi aller à Svalbard avant d'aller à Bolvangar ? Ca n'a aucun sens géographique, pour commencer et aucun sens dans l'histoire tout court. Si Lyra DOIT aller chez les ours de Svalbard, c'est pour retrouver Lord Asriel qui est leur prisonnier, et donc APRÈS être allée à Bolvangar, pas avant : sa première priorité, ainsi que celle des Gitans, ce sont les enfants… De plus, si Iorek redevient roi avant Bolvangar, alors pourquoi ses ours ne sont pas avec lui pour la bataille finale ? Lorsqu'on voit l'emprise que Iorek a sur eux ensuite : les ours ayant une totale confiance en lui, leur absence est choquante !
Ensuite, pourquoi avoir passé sous silence toute la portée de la ruse de Lyra? Dans le livre, Iorek lui explique qu'un ours ne peut être trompé, au contraire des humains… Et justement, Lyra se rend compte que Ragnar souhaite devenir humain : il désire un dæemon, arbore des ornements humains. Ce ne sont pas des comportements d'ours. Elle prend alors le risque de le tromper. Sa ruse fonctionne sur un Ragnar obnubilé par la cupidité et l'envie. Rencontrant Iorek (encore grâce à une ruse, d'ailleurs…), elle lui raconte ce qu'elle a monté comme bateau. Et Iorek de ruser à son tour pendant la bataille ; l'échec de Ragnar n'en est que plus patent : il a perdu car il n'est déjà plus un ours !
Ensuite… la fin (lève les yeux au ciel !) !
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!
CRIS DE RAGE !!!
Je suis atterré qu'on ait pu ainsi transformer cette histoire… Le livre se termine mal, plutôt très mal, même ! Mais là, les scénaristes ont eu la bonne idée de nous pondre un happy end incompréhensible… La dramatique fin du premier livre va diriger toute l'action des 2 livres suivants et clôturait admirablement ce tome, laissant le lecteur choqué par un dernier numéro de faux semblant ainsi qu'une Lyra seule au monde qui venait de grandir d'un coup d'un seul, ses illusions froissées et déchirées. Le sens même du livre en est changé. Cruelle, cruelle, déception !
Du coup, on doute de la volonté des scénaristes d'aller jusqu'au bout de l'histoire : ne vont-ils pas s'arranger d'un symbolisme lourd et pataud sur certaines péripéties dont le sens et l'interprétation sont assez claires ?
*s'en va pleurer de rage*
M'en fout, vais aller voir Cate Blanchett dans Elizabeth, na !
jeudi 29 novembre 2007
Petit message de triomphalisme
Un 2e message en même pas une heure… Quelle classe !
Juste pour dire, celui là, que notre cher Prince-Président vient de voir, pour la première fois sa cote de popularité descendre en dessous de 50%.
Bon, il en est à 49%, mais c'est déjà ça…
Source : Le Monde
Juste pour dire, celui là, que notre cher Prince-Président vient de voir, pour la première fois sa cote de popularité descendre en dessous de 50%.
Bon, il en est à 49%, mais c'est déjà ça…
Source : Le Monde
Le oustiti
Je vais faire comme aviaa, je signe mon grand retour…
Mais bon, pour dire quoi ?
Je n'ai pas beaucoup posté ces derniers temps (depuis un post plutôt insignifiant le 31 août…), mais ce n'est pas parce que je n'ai rien à dire, mais plutôt parce que je n'en ai pas le courage (pas bien, Rampa, pas bien… *unkschhhhh* Bruit du fouet utilisé pour l'auto flagellation), ni le temps.
Mon année de PE2 (on dira Prof des écoles stagiaire) est plutôt intense entre les stages, les cours, le mémoire et tout plein de trucs encore…
Mais bon, pourquoi reprendre le crachoir ce soir ?
Déjà je suis content, mon stage en maternelle (Moyenne section… les enfants ont 4 ans) se passe bien, l'ambiance est bonne, j'arrive à faire des trucs, même si les élèves sont un peu remuants, c'est très gérable.
Et ça mérite de le dire, vu que les derniers mails postés ici sur le travail sont pas forcément de bons souvenirs (ça m'a fait tout bizarre de les relire à l'instant, d'ailleurs… Presque l'impression que tout ça est arrivé à un autre que moi, comme dans un film).
Alors voilà… un petit post comme ça…
Je ne m'enlèverai pas le bonheur de vous mettre le hit de ma classe depuis mardi : Le ouistiti
Dans la forêt, un ouistiti
Tout petit, tout petit
Se balançait de ci de là (NDLR J'ai pas fait exprès, hein)
Hop là, Hop là
Un gros serpent
Vint en rampant (un passé simple en maternelle, même pas peur !)
Pan pan pan pan
Le ouistiti
Il est parti
Tant pis
Tant pis
Tant pis
Je remercie chaleureusement Damien pour nous avoir appris cette chanson…
Si vous êtes sages, et si on se voit bientôt, je vous la ferai avec les gestes, c'est plus rigolo !
Si vous êtes encore plus sages, je vous filerai le 2e hit de la classe : la baleine !
Mais bon, pour dire quoi ?
Je n'ai pas beaucoup posté ces derniers temps (depuis un post plutôt insignifiant le 31 août…), mais ce n'est pas parce que je n'ai rien à dire, mais plutôt parce que je n'en ai pas le courage (pas bien, Rampa, pas bien… *unkschhhhh* Bruit du fouet utilisé pour l'auto flagellation), ni le temps.
Mon année de PE2 (on dira Prof des écoles stagiaire) est plutôt intense entre les stages, les cours, le mémoire et tout plein de trucs encore…
Mais bon, pourquoi reprendre le crachoir ce soir ?
Déjà je suis content, mon stage en maternelle (Moyenne section… les enfants ont 4 ans) se passe bien, l'ambiance est bonne, j'arrive à faire des trucs, même si les élèves sont un peu remuants, c'est très gérable.
Et ça mérite de le dire, vu que les derniers mails postés ici sur le travail sont pas forcément de bons souvenirs (ça m'a fait tout bizarre de les relire à l'instant, d'ailleurs… Presque l'impression que tout ça est arrivé à un autre que moi, comme dans un film).
Alors voilà… un petit post comme ça…
Je ne m'enlèverai pas le bonheur de vous mettre le hit de ma classe depuis mardi : Le ouistiti
Dans la forêt, un ouistiti
Tout petit, tout petit
Se balançait de ci de là (NDLR J'ai pas fait exprès, hein)
Hop là, Hop là
Un gros serpent
Vint en rampant (un passé simple en maternelle, même pas peur !)
Pan pan pan pan
Le ouistiti
Il est parti
Tant pis
Tant pis
Tant pis
Je remercie chaleureusement Damien pour nous avoir appris cette chanson…
Si vous êtes sages, et si on se voit bientôt, je vous la ferai avec les gestes, c'est plus rigolo !
Si vous êtes encore plus sages, je vous filerai le 2e hit de la classe : la baleine !
vendredi 31 août 2007
mardi 14 août 2007
Message du CITB2M
Début de commnication 1011 GMT
Centre International de Traitement des Blogs Mondiaux du Monde signale -stop-
Blog léthargique -stop-
L'auteur s'en excuse -stop-
Remédiation prochaine -stop-
Pas avant septembre -stop-
Auteur toujours vivant, au fait -stop-
Auteur prend fièrement part à attaque anti Glabland -stop-
ici -stop-
Fin de communication 1015 GMT
Centre International de Traitement des Blogs Mondiaux du Monde signale -stop-
Blog léthargique -stop-
L'auteur s'en excuse -stop-
Remédiation prochaine -stop-
Pas avant septembre -stop-
Auteur toujours vivant, au fait -stop-
Auteur prend fièrement part à attaque anti Glabland -stop-
ici -stop-
Fin de communication 1015 GMT
mercredi 20 juin 2007
Le point à la mi-course

En théorie, dans un remplacement, la situation ne peut que s'améliorer… Ben pas là !
J'ai vécu hier ma pire journée de prof ! J'ai même peur que ce ne soit la meilleure des jours à venir.
Comment résumer ? Les élèves du centre, pour beaucoup, sont dans une toute puissance ravageuse. Au moindre souci, à la plus petite contrariété, ils quittent la classe (ils "fuguent", comme ils disent) et errent dans le centre. En théorie , une éducatrice est de permanence afin de gérer les conflits qui ne manquent jamais d'éclater entre les enseignants et les élèves, mais aussi afin de prendre en charge ces élèves fugueurs.
Beaucoup dépend de cette éducatrice, qui nous sert de "back up" et peut éviter que les situations ne dégénèrent totalement. Comme nous, les instits, le sommes, elle est bien seule aussi…
Quoi qu'il en soit, hier matin, 3 enfants incontrôlables sont sortis de la classe de ma collègue. On ne peut pas les retenir vraiment… Et l'éducatrice de service n'a pas fait grand chose, si ce n'est essayer de les remettre en classe (ce qui est vain : ils l'ont quittée, c'est pour une raison !) et les laisser errer dans le centre. Il sont alors décidé de s'en prendre à moi, après tout, je suis le nouveau, non ?
Ca a commencé par des cailloux à travers les fenêtres ouvertes, puis me visant directement lorsque je penchais la tête au dehors. Les fenêtres fermées, il fait 30° dehors : j'ouvre la porte ! Naïf que je suis : les voilà devannt la porte, me lançant des cailloux que j'esquive… La porte est bientôt fermée, les cailloux pleuvent dessus : chaude ambiance !
Finalement, un élève de ma casse fait mine de vouloir les rejoindre : il se lance dehors sous le prétexte d'aller aux toilettes. Je le rattrappe pour lui préciser quelles seraient les sanctions en pareil cas. Je me choppe alors, venant toujours d'un des trois élèves partis plus tôt, une pomme de pin sur le cou…
Furieux, je me retourne et vois l'éducatrice derrière moi… Je lui crie dessus que ce n'est plus possible, qu'il faut les maitnenir quelque part, ces élèves là, que je ne suis pas là pour prendre des coups et que si ça continue comme ça, je pars.
La matinée continue plutôt mal que bien et voilà midi, l'heure tant espérée de relâcher les enfants, déjà bien ébranlé par tout ça… Un de mes élèves ayant fugué finalement sur la fin de la classe à cause d'un coup qu'il a reçu d'un autre, je vais le voir pour en dicuter (la fuite n'est pas forcément une solution… En même temps, il se protège : il faut que je tire ça au clair). Pendant la discussion, je reçois une pierre dans le dos. L'élève qui vient de l'envoyer me regarde, de loin, avec un sourire victorieux sur le visage. Il en faut beaucoup pour que je me contrôle à ce moment là. Je ne fais que lui dire que je pourrais tout à fait porter plainte pour ça *soupirs*. Cet élève va être enlevé du centre et transféré, probablement, vers un hôpital psychiatrique.
Afin que le tableau soit complet, il faut savoir que l'après midi, je recevais mon conseiller pédagogique au beau milieu de ce bordel. L'après midi s'est mieux déroulée : un élève a seulement 2 fois foutu toutes les tables et les chaises de ma classe en l'air après avoir essayé de frapper un autre élève avec une balle en bois (oui, les quilles, pas une bonne idée !!).
Finalment, cette journée de rêve s'est terminée sur le conseiller pédagogique qui nous fait comprendre que nous sommes en faute professionnelle en laissant les enfants partir sans surveillance pendant la classe, mais qu'il comprend bien que nous n'avons pas le choix. Il espère, finalement, que "nous ne tombions pas pour faute professionnelle".
Voilà, on essaie de faire ce qu'on peut, le mieux qu'on espère, et nous voilà menacés d'être sanctionnés au cas où un enfant fugueur aurait la malencontrueuse idée d'aller se faire renverser sur la route toute proche alors même que nous ne pouvons le retenir.
Alors nous allons tous retourner demain à l'école nous mettre en danger, physiquement, moralement, juridiquement, pour la gloire du "plus beau métier du monde".
Franchement, tout ça me dégoutte un peu et je profite du mercredi pour craquer un peu :'(
Ca ira mieux demain…
PS Merci des encouragemens reçus ici, ça fait vraiment plaisir !
PPS merci aussi pour la soirée improvisée hier, elle était nécessaire !
samedi 16 juin 2007
10 ans…

Anniversaire un peu particulier aujourd'hui : voilà 10 ans que Gaston Mandeville nous a quitté.
La plupart des quelques lecteurs de ce blog ne le connait pas, c'est normal ! Auteur, comppositeur et interprète québécois, il était venu donner quelques concerts en France, notémment aux Francofolies de la Rochelle de je-ne-sais-plus-quelle-année et y avait rencontré ma mère (il faut dire que c'était un peu grâce à elle qu'il était programmé).
C'est comme celà que je l'ai croisé et qu'il est devenu mon ami.
Je n'étais pas vieux, une toute petite quinzaine d'année et je ne l'ai pas vu souevnt, mais il m'a marqué et il restera toujours pour moi comme une petite étoile. Je me souviens de ce que nous avons partagé, des trucs de "gars" : il m'a emmené voir les Expos de Montréal jouer au Stade Olympique (C'est du Base Ball. Les Expos avaient perdu 1-0 contre San Diego… Mais les hot dogs étaient pas trop mal !), m'a expliqué les dangers et les écueils du SPM ou syndrome pré-menstruel, ce genre de trucs utiles !!
Il est mort "d'une longue maladie", un cancer en termes non politiquement corrects, emporté alors que jeune encore, en un peu plus d'un an. Chienne de vie !
Bref, et en guise de conclusion, ça fait 10 ans et tu manques toujours… Tu en doutais ?
Pour finir, une présentation rapide de l'œuvre de Gaston.
Pour commencer, son "hit", incontournable : Le Vieux du Bas du Fleuve. Faites une recherche sur youtube pour en découvrir quelques reprises, dont une, hard rock, qui ne manque pas de piquant ! Comme je suis sympa, je le mets en lien icitte.
Ensuite 2 chansons plus récentes (dernier et avant-dernier album) : une que j'aime beaucoup, qui s'appelle Fille du Nord et une autre qui est, à mon avis (et pas que…), une de ses meilleures : Toutes les nuits.
Edit pour Johanna : Le Bonheur
Parlant de reprises, allez voir sur youtube les vidéos de Cynthia Page, une québécoise qui reprend quelques chansons de son pays et quelques unes d'ailleurs… Plutôt pas mal (même si ça fait 3 mois qu'elle a rien posté… Bouh)!
vendredi 8 juin 2007
Le point au premier virage…

Je me souviens d'avoir annoncé il y a quelques temps sur ce blog que je ne parlerais pas du boulot… Mais là, ben si !
Pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi : je suis professeur des écoles et travaille dans l'enseignement spécialisé, cette nébuleuse qui recouvre un bon milliard (si si ! ;-) ) de situations différentes.
Mon premier "vrai" remplacement (car je suis remplaçant, ce qui, dans l'Éducation Nationale est un vrai poste…) fut dans un IME (pour Institut Médico-éducatif), à 15 minutes à pied de chez moi, auprès d'enfants porteurs de handicap mental moyen à sévère. Pour résumer pas mal de trisomiques, quelques autistes et d'autres syndromes que je ne détaillerai pas (pour la plupart, j'en suis bien incapable et de toute manière, ce n'est pas très important).
Pour une première expérience, ce fut très enrichissant : l'IME semble fonctionner très bien, avec une belle brochette d'éducateurs spécialisés qui tentent d'apporter un vrai quelque chose à ces enfants qui n'ont pas été vernis. La relation entre la plupart des enfants et leurs éducateurs est à ce niveau là très évocatrice : un vrai climat de confiance mutuel règne.
Du point de vue pédagogique (mon rayon, en quelque sorte), c'est une véritable catastrophe en règle générale (je parle du niveau des élèves) mais l'ensemble des élèves reste très agréable et surtout très enrichissant à cotoyer. J'en garde, à jamais, un grand souvenir. Oh ! ce ne fut pas rose tous les jours (j'ai glané quelques morsures, griffures et autres pincements sur les bras ou les mains, quelques pieds écrasés, aussi), mais l'expérience fut indéniablement positive. Ce ne fut pas sans un (très) sérieux pincement au cœur que, par suite du retour du prof que je remplaçais, je dus quitter l'IME vendredi dernier.
Nouveau remplcement à partir de lundi… Changement de lieu : je me retrouve à 1h15 de route de chez moi. Déjà, ça commence mal. Changement de structure aussi : nous nous retrouvons dans un ITEP (pour Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). Normalement, ça ne parle à personne. Il faut dire que l'acronyme est neuf, il n'a pas 2 ans. On a préféré remplacer l'ancien, trop évocateur, peut être : les ITEP ont succédé aux IR ou Instituts de Redressement…
Le public accueilli vient directement des écoles (pas forcément le cas dans les IME) dans lesquelles les élèves ne pouvaient trouver leur place en raison de troubles du comportement graves (entendre : ils bossaient pas et foutaient un bordel pas croyable). Cet ITEP accueille donc des enfants de 8 à 12 ans, inadaptés au système. Normalement, la décision d'orienter un élève dans ce type de structure a pour objectif d'apporter à l'enfant un plus éducatif majeur, doublé de temps pédagogiques afin de combler les retards et de donner à chacun les mêmes bases. J'insiste sur la primauté du temps éducatif à mon sens : les élèves n'ont pas un comportement adapté à la vie d'une classe souvent parce qu'ils n'ont pas non plus un comportement adapté à la vie en société. De mon point de vue, si amélioration il doit y avoir, c'est bien par le travail de l'éducateur et non celui du pédagogue qu'elle doit advenir.
Or là, surprise totale : le temps de classe est plus important qu'en école primaire, les éducateurs ne sont là que pour le lever, les repas et le coucher (nous sommes dans un internat…). Les instituteurs se tapent donc tout le sale boulot et on se retrouve à faire de l'éducatif, justemment.
L'ambiance dans le centre est délétère, les jeunes, pour moitié, viennent de la cité et ont importé le modèle dans le centre : ils font la loi et donnent un bel exemple de toute puissance. Face à eux, des éducateurs dépassés et souvent absents, un directeur de centre qui n'assume pas son rôle de "super censeur", celui de l'autorité suprême à qui on appelle pour voler à notre secours (rôle dont je ne voudrais pour rien au monde…) et trouve toujours une excuse pour ne pas être là. Bilan des courses, personne d'autre que les instits et un éducateur "référent" dans le centre le matin et l'après midi, personne pour nous venir en aide lorsqu'on ne contrôle plus rien. Je suis un peu décontenancé, presque furieux, de cette situation : j'ai l'impression d'être en première ligne sans personne derrière pour nous soutenir et d'être là, en quelque sorte, pour limiter la casse et prendre des coups !
Et la casse, il y en a ! Rien qu'hier, pour avoir osé intervenir alors qu'un enfant (A.) tapait puis envoyait des pierres à un autre (M.), A. s'en est d'abord pris encore plus à M., le rendant responsable de sa punition (oui, moi, j'ai du mettre des punitions ! Je déteste ça…) avant de retourner son courroux contre moi, tout comme ses cailloux, d'ailleurs. Bon, votre serviteur n'a rien eu, je vous rassure tout de suite. Je me suis fait copieusement insulter, bien entendu. A. est ensuite allé chercher des renforts et avec ses potes, ils ont rejoué les émeutes en banlieue, mais dans le centre. On pensait que la nuit les auraient calmés, que nenni, les voilà repartis ce matin à fuguer : la moitié des 23 élèves du centre dans la forêt. Intervention des gendarmes, tout le toutim…
Pour moi, cette fugue est emblématique de l'ambiance du centre : les enfants ne sont pas encadrés, les adultes du centre sont perçus comme des ennemis (faut dire qu'ils le cherchent : si je pouvais, j'applatirais volontiers le psy contre un mur. Encore une différence avec l'IME dans lequel je trouvais les psys biens), nous (les instits) avec… Ce sont des enfants qui n'ont confiance en rien, pas même en leur potes, ils sont d'ailleurs incapables d'avoir des amis, je pense. C'est triste et d'autant plus que je ne sais pas, je ne pense pas même, que quelque bien leur soit apporté là.
Et pour cause : ces enfants ne sont pas éduqués mais dressés. Et le dressage humain n'a toujours apporté ue révolte légitime… *soupir* C'est dur d'aller au boulot parce qu'on ne sait pas ce que la journée nous réserve, c'est surtout dur de se dire qu'on ne peut pas faire grand chose et qu'on ne sert à rien… voire même qu'on est complices. Je ne suis là que pour 4 semaines et demi, une de passée, en reste 3…
J'essaie, néanmoins, de leur montrer que je veux avoir confiance en eux (ce qui m'a valu, entre deux insultes, d'être catégorisé dans les "gentils maîtres"), d'aller vers eux quand ils sont en crise, au risque, bien réél, de me prendre un caillou ou autre chose : je ne veux pas, je ne peux pas laisser tomber.
Mais il est sûr que la motivation n'y est pas, l'envie non plus… Bref, pour la première fois depuis ma récente entrée dans l'Éducation nationale, je "vais au boulot", je fais mes heures et voilà, sans envie, sans goût, par obligation pure *soupirs*
Sur le sujet, je ne saurais que conseiller la lecture de la BD Le Journal d'un remplaçant de Martin Vidberg dont la couverture est l'indispensable illlustration de cette note (cliquez ici pour le commander directement chez amazon… Je ne fais pas de la pub gratuite, je suis fan ! Cliquez aussi sur l'image pour avoir les premières planches dispo sur le net…!)
À bientôt pour de nouvelles aventures !
mercredi 16 mai 2007
J'ai un nouvel héros !!!
Bon passons sur l'actualité politique d'aujourd'hui… Déjà, je suis malade et ça tombe bien… Hein, quoi ? On a changé de président ?
Non, mon nouvel héros, ce n'est pas NS, mais un de ces fidèles représentants, le fils du célèbre couple d'avocats Serge et Beate Klarsfeld, j'ai nommé Arno (une remarque en passant : être "fils de", c'est pas terrible… Mais il doit pas les aimer ses parents c'est pas possible, pour leur faire des coups pareils…)
Il a été appointé hier (le 15 mai) par l'UMP pour être le candidat de la 8e circonscription de Paris. Cette circonscription couvre le 12e arrondissement. Le voilà donc obligé de se justifier tellement ça sent le parachutage.
Il nous annonce donc hier que "le 12e n'est pas un arrondissement que je connais particulièrement même si j'ai eu l'occasion de le parcourir en rollers."
Visiblement, ça a pas convaincu, alors il s'est senti obligé de préciser aujourd'hui : "Je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris."
Merci Arno. Je dois t'avouer que j'ai déjà traversé Villeurbanne à vélo et j'y ai aussi déjà joué au tennis : puis-je, selon ton exemple, m'y présenter pour les prochaines élections ?
Non, mon nouvel héros, ce n'est pas NS, mais un de ces fidèles représentants, le fils du célèbre couple d'avocats Serge et Beate Klarsfeld, j'ai nommé Arno (une remarque en passant : être "fils de", c'est pas terrible… Mais il doit pas les aimer ses parents c'est pas possible, pour leur faire des coups pareils…)
Il a été appointé hier (le 15 mai) par l'UMP pour être le candidat de la 8e circonscription de Paris. Cette circonscription couvre le 12e arrondissement. Le voilà donc obligé de se justifier tellement ça sent le parachutage.
Il nous annonce donc hier que "le 12e n'est pas un arrondissement que je connais particulièrement même si j'ai eu l'occasion de le parcourir en rollers."
Visiblement, ça a pas convaincu, alors il s'est senti obligé de préciser aujourd'hui : "Je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris."
Merci Arno. Je dois t'avouer que j'ai déjà traversé Villeurbanne à vélo et j'y ai aussi déjà joué au tennis : puis-je, selon ton exemple, m'y présenter pour les prochaines élections ?
mardi 8 mai 2007
Une autre chanson…
Bon, je vais pas m'étaler sur mon dégout total du résultat de dimanche soir…
Prévisible peut être, cette défaite n'en est pas moins incompréhensible… Un taux de participation record pour élire une personnalité qui n'a pour unique ambition de prendre le pouvoir à son profit propre et celui de ses amis (Bouygues, Lagardère et autres…), de gouverner à la faveur des plus riches d'entre nous.
Il ne me semble pourtant pas que plus de 20 millions d'électeurs soient subitement devenus nantis, alors qui , mais qui vote Sarkozy ?
Enfin bon, pas la peine d'épiloguer des heures, il sera notre président pour au moins les 5 prochaines années… Je ne peux que lui souhaiter d'appliquer son programme à la lettre : il nous promets de belles luttes et ce sera peut être la meilleure façon de le virer dans 5 ans… Putain, 5 ans !
Sinon, je souhaitais aussi rendre compte de l'étrange ambiance qui règne par ici depuis dimanche soir…
Je me souviens en 1995, lors de l'élection de Chirac… J'étais à Lyon, triste déjà, mais je me souviens que des gens étaient heureux, débaroulaient à toute blinde dans leurs voitures, klaxonnaient et criaient. Une France faisait la fête, l'autre rentrait la tête dans ses épaules, quoi de plus normal dans le jeu démocratique en sorte ?
Ce dimanche 6 mai 2007, c'est différent… Pas de klaxons, pas de fête (hormis dans les lieux labellisés UMP), comme si une chape de plomb nous était tombée sur la tête, alors que nous aurions certainement dignement fêté l'élection de Ségolène Royal. Différentes mentalités ? Peur d'une France pas très fière d'avoir voté pour le sortant ? Peur d'échauffourées promises tout au long de la journée par les médias ?
Des échauffourées, il y en eu : tout le monde était là pour ça. Les journalistes en direct des "quartiers chauds" précisant que "pour l'instant, rien n'est à signaler… Ah si, là, une voiture en feu, dans le lointain", les CRS déployés en nombre hallucinant et quadrillant la ville, coursant 200 manifestants, flashballs chargés, venus seulement crier leur déception…
Hier, j'étais dans "notre" pub du lundi soir, l'Albion pour son quizz hebdomadaire (remporté d'ailleurs…). Dans la rue Sainte Catherine, des heurts opposent manifestants (ou plutôt casseurs…) et CRS. À travers de la fenêtre du pub, on voit des volutes de gaz lacrymogène s'élever lentement dans le ciel nocturne lyonnais.
Plaisirs des yeux ? Pas sûr du tout… On reste un peu plus longtemps dans le bar, voies respiratoires et yeux irrités pour finalement sortir.
Au menu, poubelles incendiées, conteneurs de verre à recycler renversés, les accès à la place des Terreaux fermés par les CRS, flashballs et lance grenade prêts, appareil photo du gars des RG apprêté aussi…
Drôle d'ambiance… Bienvenue à Sarkoland !
Pour terminer cette longue note, la chanson promise, puisque nous ne sommes pas encore au temps des cerises (mais au temps des noyaux, pour paraphraser l'éditorial de Laurent Joffrin du Libé d'hier…) :
Le Chant des Partisans
Texte : Maurice Druon et Joseph Kassel. Musique : Anna Marly
1943
Texte : Maurice Druon et Joseph Kassel. Musique : Anna Marly
1943
Texte original en russe d'Anna Marly puis adapté en français
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
mercredi 18 avril 2007
Les cerisiers sont en fleur !

Certes, aucun post depuis le 8 février, une véritable honte !
Bon, actualité chargée pour moi, j'ai commencé à *vraiment* travailler, et c'est pas facile tous les jours…
Mais en fait, pas trop envie de parler boulot sur ce blog, alors passons…
Alors que, mû par un certain pessimisme, je pensais que la France allait rentrer de plain pied dans l'ère du Sarkozysme, voilà que je reprends espoir…
L'effet du printemps estival, du beau temps, des belles couleurs, de cette impression diffuse que le monde peut être beau parfois (un brin de naïveté aussi ?)…
Et puis ça flotte dans l'air, Il en est qu'une seule qui semble capable d'amener autre chose… Me voilà Royaliste convaincu… Mais à la différence que j'y crois de plus en plus ! J'y crois même tout court !
Une Présidente ! Pensez-donc : il y a quoi, 2 ans, j'en aurais rigolé : la France se donner à une femme ! Je ne pensais pas que les "gens" seraient prêts à ça. Le poste de Président est tellement important et symbolique, directement issu de nos monarchies qui excluaient soigneusement les femmes et leur descendance : on vit bien dans ce pays qui a très longtemps considéré que la politique est une affaire d'hommes.
Un exemple ? La première femme a avoir jamais participé à un gouvernement (en tant que secrétaire d'état… J'ai oublié son nom, désolé), c'était en 1936 dans le premier gouvernement Blum… Alors même que les femmes n'avaient pas le droit de vote (obtenu en 1945). Impressionnante aberration !
Mais, et je reprends les propos de Bertrand Delanoë (en les travestissant peut être, je m'en excuse platement) : "Je ne vote pas Ségolène Royal parce que c'est une femme, mais le fait que ce soit une femme qui porte les idées que je défends, ça c'est une révolution".
Je vote Royal car je crois en ce qu'elle dit et, si je ne peux être tout à fait d'accord avec toutes ses propositions, il me semble qu'elles sont, dans l'ensemble, porteuses d'espoirs…
Et puis cette élection a un parfum que je n'ai encore jamais connu : les deux candidats qui devraient s'affronter au second tour (il est temps de refermer la parenthèse Bayrou…) portent chacun en eux un projet de société très différents qui, quel que soit le vainqueur final, nous engagera pour longtemps (et, certainement, bien au delà de la durée de leur mandat…). Une occasion à ne pas manquer en quelque sorte.
Et, comme je le disais, les cerisiers sont en fleur : le temps des cerises n'est peut être pas très loin…
Alors je ne résiste pas à laisser ici le texte de cette chanson devenue hymne de la Commune de Paris, chantée en 1936, même à l'enterrement de Mitterrand (par Barbara Hendrix… Si si !) et qui, bien plus que tout autre, me semble emblématique de la gauche en général.
Nous la chantons au Nouvel An, tous les ans, pour se souvenir, pour espérer…
Edit : et nous ne l'avons finalement pas chantée le 6 mai… Alors que j'en étais convaincu. Naïf que je suis !
Le Temps des Cerises Paroles: Jean-Baptiste Clément. Musique: Antoine Renard (1867)
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
jeudi 8 février 2007
Ouf, j'ai parlé trop vite !
Ou comment passer pour un c** ;-)
Bref, apès manips de la dernière chance, mon iPod est reparti… néanmoins, le "clac-clac" de ce matin ne me paraît être annonciateur de bonnes choses…
Tiendra-t-il jusqu'à la sortie tant attendu de l'iPod à écran tactile intégral tant espéré (genre iPhone… ?), telle est la dure question existentielle qui se pose !!!!
(Comment ça je me moque ? De moi en plus ? C'est du propre !)
(En même temps, gagner des sous, c'est pour les dépenser, non…?)
(En voilà une maxime qui ne me mènera pas sur la route de la richesse !)
Bon, à tous mes lectrices et lecteurs, je compte bien faire un mail présentant mon nouveau boulot, mes aventures… Mais pas tout de suite !
Et puis quelques films que je suis allé voir et qui m'ont plu (je vais éviter les films qui ne m'ont pas plu, hein, ils méritent pas qu'on perde du temps sur eux… Même raisonnement que pour le candidat-ministre : il ne mérite pas qu'on perde du temps pour lui !) : Le Grand Appartement, Blood Diamond.
Ce week end peut être, on verra…
En attendant, soirée Wii !!!
Bref, apès manips de la dernière chance, mon iPod est reparti… néanmoins, le "clac-clac" de ce matin ne me paraît être annonciateur de bonnes choses…
Tiendra-t-il jusqu'à la sortie tant attendu de l'iPod à écran tactile intégral tant espéré (genre iPhone… ?), telle est la dure question existentielle qui se pose !!!!
(Comment ça je me moque ? De moi en plus ? C'est du propre !)
(En même temps, gagner des sous, c'est pour les dépenser, non…?)
(En voilà une maxime qui ne me mènera pas sur la route de la richesse !)
Bon, à tous mes lectrices et lecteurs, je compte bien faire un mail présentant mon nouveau boulot, mes aventures… Mais pas tout de suite !
Et puis quelques films que je suis allé voir et qui m'ont plu (je vais éviter les films qui ne m'ont pas plu, hein, ils méritent pas qu'on perde du temps sur eux… Même raisonnement que pour le candidat-ministre : il ne mérite pas qu'on perde du temps pour lui !) : Le Grand Appartement, Blood Diamond.
Ce week end peut être, on verra…
En attendant, soirée Wii !!!
Avis de décès
Inscription à :
Articles (Atom)

